Le ministre de l’Information et de la Communication, M. Amara Somparé, était l’invité spécial de l’émission ‘’ Les Grandes Gueules ‘’ d’Hadafo Médias du mercredi 25 septembre 2019. Au cours de ce débat de plus d’une heure et demie le patron de la communication s’est exprimé sur la sortie du président de la République sur le référendum, sa lettre de mission ainsi que la situation de la presse guinéenne depuis son arrivée à la tête de ce département.  

S’agissant du premier point de débat, le ministre Amara Somparé a clairement indiqué que les consultations sont nécessaires parce que c’est un exercice démocratique. Depuis le début du mois, le Premier Ministre a débuté ces consultations, et depuis il y’a quand même des grandes tendances qui se dégagent puisqu’à la sortie des consultations chacun sait ce que les différents groupes sociaux qui ont été consultés ont pris comme position sur les questions qui leurs ont été posées. Mais le rapport final sur ces consultations sera présenté par le PM à la fin du mois.  Le président de la République peut demander librement à son peuple de se préparer à toute éventualité qui pourrait se présenter.

Sur la même question, le Ministre Somparé a signalé que ces consultations visent à recueillir l’avis des acteurs socio-politiques qui ont pris position claire sur la tenue d’un référendum pour une nouvelle constitution. Certains se sont exprimés publiquement, d’autres ne l’ont pas encore fait.

Sur le sujet de la loi portant cybercriminalité, le ministre a également précisé qu’en République de Guinée, l’immunité n’est valable que pour les députés, les diplomates et le chef de l’Etat pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. En dehors de ces trois entités publiques, tous les autres citoyens sont des justiciables et par conséquent sont poursuivables, a-t-il insisté.

Le second principe est qu’il n’appartient à aucun citoyen de décider la loi qui peut lui être appliquée devant la justice. Cela appartient au procureur de la République qui mène la charge pour le compte du plaignant. Pour lui, lorsqu’une personne porte plainte devant un officier de police judiciaire ou chez un juge d’instruction, tout de suite il y a un processus qui est enclenché, le procureur poursuit la personne contre qui la plainte a été portée. Il appartient à cette personne de se doter d’un avocat pour défendre ces intérêts.

S’agissant des réformes engagées depuis son arrivée à la tête du département de l’Information et de la Communication, le ministre en répondant aux questions des journalistes s’est exprimé en ces termes : « je ne cherche pas systématiquement à me distinguer de mes prédécesseurs parce que nous appartenons à la même mouvance et l’Etat est une continuité. Ils ont posé un certain nombre de jalons que j’essaye aujourd’hui d’améliorer et d’agrémenter à ma façon. »

Il a rappelé qu’en prenant les rênes de ce ministère, le Premier Ministre, chef du gouvernement lui a assigné un certain nombre de missions entre autres le renforcement du cadre institutionnel du MIC. Sur ce point, un certain nombre de réforme a été engagée.

Premièrement, un travail de refonte des textes réglementaires qui encadre l’activité des différents services qui relèvent du ministère. Un arrêté a été pris pour réglementer la télédistribution, un arrêté a été pris en partenariat avec l’OGP pour revoir toute la grille tarifaire et la publicité sur les médias du service public et la publicité en général. Une loi sur la redevance audiovisuelle est en cours de rédaction, un projet de modification de la loi L002 et 003 en partenariat avec la Haute Autorité de la Communication. Il y a beaucoup d’encre et de salives qui ont coulé. La loi sur la HAC et la liberté de la presse date depuis 2010, neuf ans après la société a évolué. Le Ministre a précisé qu’en aucun cas la dépénalisation des délits de presse sera touchée car elle constitue une avancée notable en matière de droits de l’homme en Guinée.

Deuxièmement, la fin de la dichotomie entre la RTG Boulbinet et la RTG Koloma. Il y avait deux directions générales qui se regardaient en chiens de faïence et qui créaient d’énormes problèmes de fonctionnement à l’intérieur du département. A date, ces deux directions sont unifiées en une seule RTG qui dispose de deux chaînes, RTG 1 et 2.      

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