A l’heure où les fakes news sont répandues , comment faire respecter l’éthique et la déontologie ? Cette question a été au cœur d’une table ronde ce vendredi à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Pendant une heure, les échanges ont réunit Aboubacar Camara, rédacteur en chef de la RTG, Ousmane Camara, de la HAC et le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, Mamadou Taran Diallo qui ont apporté leur expérience en la matière.

Pour Aboubacar Camara, l’un des panélistes, a dans son intervention fustigé l’état dans lequel la presse guinéenne exerce de nos jours. Aujourd’hui notre rapport avec les faits se sont un peu bouleversés avec le numérique. Nous sommes aujourd’hui dans l’heure post factuelle, post vérité ou pratiquement l’information semble être érigée en mensonge. Les médias imposent leur pouvoirs en jouant un peu sur les émotions, la manipulation. Les utilisateurs des réseaux sociaux ne suivent pas les mêmes règles que les professionnels de médias. Chez nous ça devient encore plus dangereux surtout en période électorale. Plusieurs exemples de désinformation de la part de Hommes de médias comme le cas de Kindia et de Kalinko lors de la période post élection communales.

De son côté, le commissaire de la Haute Autorité de la Communication, Ousmane Camara a souligné qu’il faut que les médias traditionnels refusent que les réseaux sociaux prennent le dessus sur eux. Il faut faire attention à l’envie d’être le premier à avoir le scoop. En ce qui concerne les dérapages enregistrés au sein de la corporation, il dira que la plupart des dérapages que nous enregistrons est dû au manque de recoupement de l’information. Vous ne pouvez pas vous fiez à une seule source d’information.
Pour terminer ses propos, il a indiqué que les écritures journalistiques sont différentes des autres écritures parce que l’écriture journalistique est un accouchement. Si on fait comme des ménagères nous risquons de passer à côté de l’éthique et de la déontologie. Quand vous écrivez une information sachez que ça touche tout le monde.

Ensuite le Ministre Mamadou Taran a pour sa part évoqué les devoirs des journalistes. On a peut être pas le temps de lire en profondeur les programmes de société des politiques, mais on écoute des avis les concernant sur les radios, la télé, sur internet. « Les Journalistes fabriquent et forment l’opinion publique. » Le journaliste en période Électorale est d’abord un professionnel. Jusqu’au vote il doit contribuer à informer les citoyens, qui doit voter ? Comment voter ? Comment se fait le dépouillement ? Voilà se qui importe, les questions à se poser selon le Ministre de l’unité nationale.

« Les grands hommes sont soucieux d’éthique, les petits sont soucieux d’étiquette »a rajouté MR Diallo. Et la profession, et la direction des médias, doivent veiller à la qualité de ceux qui traitent l’information.

Ce panel a pris fin par une série de questions-réponses.

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